L’ebook taxé à 20% comme un rouleau de papier toilette !

Ecrit par mine sur . Publié dans Blog

La Cour de justice de l’Union européenne vient de juger que la France ne pouvait pas appliquer aux ebooks une tva à 5,5% comme pour le livre papier.En effet, un ebook serait une prestation de service, un livre papier un bien physique!
Un recul affligeant en termes d’usage : d’une part, c’est oublier que ce qui fait un objet culturel c’est son contenu, pas sa forme physique ou son support… Une vision ringarde et discriminatoire de l’offre culturelle telle que la souhaite aujourd’hui une population d’internautes fortement équipée.


C’est aussi couper une partie des lecteurs de l’accès à une nouvelle forme de distribution (et de production)  qui amène le livre au lecteur, à tout moment, en tout lieu…

Le Syndicat national de l’édition avait  lancé une campagne de protestation très… subtile. « Un livre est un livre » a sans doute amusé l’agence qui l’a créée mais la campagne ne brille pas par la clarté de son message et arrive, de surcroit un peu tard…

Les protestations n’ont pas tardé chez les acteurs de la création. C’est d’un enjeu culturel qu’il est question et la France est le mauvais élève de l’Europe en matière d’édition numérique. Un seul bémol via  l’April qui rappelle les fondements qui auraient dû conduire la réflexion de la Cour de Justice :  les ebooks équipés de DRM, ces « menottes numériques », mériteraient d’être distingués du livre imprimé : ils n’emportent pas pour le lecteur les droits (usage, prêt) d’un  livre.
Parce qu’un livre, qu’il passe de main en main ou de device en device, c’est d’abord un outil d’accès à la connaissance.

 

 

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